ImAgIn'AiR

Un peu de tout ce qui fait ma vie ...

17 février 2009

Diego prend la pose

Diego vient de fêter ses trois mois, et partage notre vie depuis un mois maintenant.
Il change, et pousse à une vitesse folle !
C'est un amour, un peu canaille, qui aime les bêtises, qui devient sourd comme un pot lorsqu'il s'agit de faire ce qu'il ne veut pas, mais a l'ouïe très fine dés que l'on touche sa gamelle ou ouvre le frigo. Allez savoir pourquoi il a l'oreille sélective ...
Il a reçu son rappel de vaccin, est protégé de la rage, a son passeport européen ... la visite chez le véto est passée comme une simple formalité, pas même un frisson de douleur à la piqûre, il était stoïque ! Il s'est quand même un peu vengé en déposant sa crotte dans la salle de consultation ! Mais comme le véto a fait beaucoup de compliments sur lui, à la fin, il s'était installé sous le bureau et ne voulait plus repartir !
Depuis son arrivée chez nous, le petit pépére, alias "Chiwini", a pris un kilo par semaine, il en est donc à 18. Pas mal non ?
Son régime ? Croquettes de croissance et laitage le matin, ensuite deux fois par jour viande (crue de préférence, du coeur de boeuf souvent, du poisson aussi) et légumes. Heureusement, nous avons des "combines" et un boucher généreux ce qui nous permet de le nourrir comme un prince sans nous ruiner. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça lui profite !
Qu'en pensez-vous ?

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Mon tonton Vito n'a pas trop de neurones, mais il est super cool avec moi. La petite vielle, tatie Indy, elle est gentille mais elle a un sale caractère ! Elle est souvent ronchon ... dommage ... quand elle veut elle fait de super léchouilles.
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Coucou ! C'est moi ! Comment font les chats pour se faufiler là dedans ? Recto ...
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... Verso.

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J'ai le chic pour prendre les positions les plus incongrues en dormant. Je sais que ça fait rire les patrons, alors ...

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Ne suis-je pas grandiose ?

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Bonjour l'arbre ! T'as mal ?

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Je vole !!!

Posté par domi40 à 11:51 - L'arche de Noé. - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 février 2009

Ronde et sexy.

Je viens de voir sur la toile ces quelques photos de femmes rondes, belles et sexy, des mannequins loin des critères de minceur-maigreur obligatoire qu'on nous met sous le nez à longueur de temps dans les magasines et défilés.

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Je ne sais pas si les gens de la mode et des médias se rendent compte du nombre de kilos perdus et repris (en double) par bon nombre d'entre nous au nom de ce sacro saint look de top model que nous sommes sensées avoir pour rentrer dans leurs fringues et ne pas les dénaturer et les enlaidir avec nos bonnes fesses, nos hanches , notre poitrine ... enfin notre tout... à tel point que nous avons fini par avoir honte de notre corps. Et vivre dans une enveloppe qui nous fait honte n'est pas aisé tous les jours !

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Bref, ça fait plaisir de voir un peu mises à l'honneur des femmes auxquelles on peut s'identifier, non ?
On en voit trop peu cependant. Dans certains catalogues français (vous voyez des quels je veux parler bien sur!), elles font leur apparition depuis quelques années. Mais, les fringues qu'on leur fait porter sont à part, dans la rubrique "grandes tailles", encore une fois, ça ne fait pas partie de la rubrique "femme" (tout court). Serait-ce que les rondes ne sont pas des femmes, ou qu'il faille les cacher pour ne pas déranger la vue ?
En plus, vous remarquerez cette ségrégation par la taille : ces vépécistes annoncent leur prix sur le 36 / 38. Si vous faites du 44 / 46, le vêtement coute facilement 10 euros de plus ! Il faut plus de tissu me direz-vous ? Pourquoi les magasins n'en font-ils pas autant alors ? C'est du grand n'importe quoi !

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Bref, vive les rondes, et savoir qu'il y a quelques vedettes du mannequinat qui ne sont pas épaisses comme des allumettes me remonte le moral. Souhaitons que la tendance à la maigreur s'inverse et qu'on nous laisse, à nous les rondes, une place au côté des minces !

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Elles ne sont pas belles ces femmes là ?

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12 février 2009

Pauvre Aquitaine !

Aprés Klaus, puis Quinten, voilà que l'Aquitaine continue de subir les colères du ciel.

Certes, pas toute l'Aquitaine, pas de la même façon, pas aux mêmes endroits, et puis elle n'a pas été la seule touchée le 9 ... non, je ne dis pas que ma région d'adoption est LA cible unique de madame Météo en colère.
Mais avouez qu'elle n'est pas souvent épargnée ces derniers temps!

Cette fois, c'est la pluie et les coefficients de marrées qui lui tiennent les pieds dans l'eau en Pays Basque et Béarn. La Nive et l'Adour débordent.
Pas très loin de là, dans les Pyrénées, les stations sont sous la neige. C'est normal me direz-vous, et tant mieux pour eux. Mais non, c'est de la mauvaise neige, elle est "mouillée", lourde, instable, il en est tombé trop aussi ... le risque d'avalanches est au maximum.

Décidément, rien ne va, la météo nous joue de sales tours.
C'est une année à 13 lunes, la troisième (et dernière !) semble t'il.
Est-ce bien la raison de tout ce bazar météorologique ?
Peut être bien.
Encore 10 mois et demi à tenir ...

Gardons le matériel sous la main : groupe électrogène, bougies, piles, seaux d'eau, bottes, bateau gonflable, pelles, sel, sable, et surtout ... le sens de l'humour, et attendons que ça se calme !

Posté par domi40 à 12:41 - Petits blablas - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 février 2009

Daguerre

Dans la série des concerts, j'ai vu Daguerre (ici et ) cette semaine.

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Oui, j'avoue, j'ai abusé de concerts ces temps-ci, et j'ai bien l'intention de continuer !
Daguerre, je ne connaissais pas jusqu'en Janvier. C'est notre ami Michel qui m'a passé un cd en supposant que j'aimerais peut être.
Et il a eu bien raison, j'ai beaucoup aimé !
Quand j'ai vu qu'il passait à la petite salle du Café Music de Mont de Marsan, je n'ai pas hésité un instant. Et je n'ai pas regretté la soirée debout dans cette toute petite salle dédiée plutôt aux lycéens. Nous étions quelques "vieux" dans la salle heureusement.
Bref, j'ai adoré.
Les musiciens sont excellents, bonnes cordes vraiment (ils n'étaient que trois: guitare acoustique, électrique et basse).
C'est péchu, le son est bon, ils se font plaisir et ça s'entend.
Daguerre envoute un peu avec ses yeux noirs, le regard acéré, la voix est grave, expressive.
Les textes: du bon texte, du bon français, mais pas du gnangnan, c'est du français qui chante le rock, j'adore !
J'ai appris avec bonheur qu'il fera la première partie de Bénabar en avril, et devinez quoi ... je vais à ce concert là aussi. C'est-y pas de la chance ça ? Bref, à écouter et ré-écouter, j'adore.

Posté par domi40 à 13:54 - Vu, lu, entendu - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Julien Clerc

J'ai oublié de vous dire que je suis allée au concert de Julien Clerc à Mont de Marsan.

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Bilan : super ! d'anciennes chansons pour les deux tiers du spectacle, et puis son nouvel album que j'aime beaucoup.

Il est beau tout plein, très classe en costume noir, chemise blanche ouverte, bref un beau brin d'homme, grand, svelte ... il porte une superbe soixantaine, rien à jeter.

Sa voix ne change pas, il nous amène d'un bout à l'autre de sa carrière avec beaucoup de bonheur, parsème quelques anecdotes et souvenirs ici et là, ne se prend pas au sérieux, joue de ses petits "ratages", les partage avec le public, c'est agréable.
Tout le monde fredonne avec lui ses plus vieux succès, il fait chanter, danser, il émeut aussi.
Bref, du bon Juju, j'ai passé une excellente soirée.

Posté par domi40 à 13:24 - Vu, lu, entendu - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2009

Vu au ciné

Hier, j'ai vu "L'étrange histoire de Benjamin Button", mis en scène par David Fincher (Seven) inspiré d'une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, avec Brad Pitt et Cate Blanchett.

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L'histoire :   Nouvelle Orléans, 1918. Une femme meurt en couches. Son enfant est monstrueux : son corps de bébé est vieux comme celui d'un homme de plus de 80 ans. Fou de douleur, son père l'abandonne. Une femme noire qui ne peut avoir d'enfant le recueille, persuadée qu'il va mourir très vite. Elle tient une maison de retraite.

Benjamin vivra, au milieu des vielles personnes. La vieillesse est pour lui la norme.

Ainsi il murit, comme tous les enfants, il apprend à parler, écrire ... son corps grandit, se développe, mais ses fonctions physiques sont diminuées comme celles d'un homme âgé. Il est ridé, en fauteuil roulant, n'a plus de cheveux...

Indiciblement pourtant, il change. Ses cheveux poussent, il marche, les rides s'effacent. Son esprit vieillit, et son corps rajeunit. Benjamin vit à l'envers, son corps et son esprit prenant des chemins inverses.

Benjamin aime aussi, et tandis qu'il rajeunit physiquement, Daisy vieillit.

Mon avis: les effets spéciaux sont là et bien là, le maquillage époustouflant de réalisme en est la preuve. Mais pour une fois, les effets se font discrets et ne sont pas au service de la violence ou du mouvement. Tout dans ce film est doux. Doux et pudique. Pourtant le thème de fond m'a beaucoup secouée.

La fugacité de la vie, la marche du temps qui marque le corps plus surement que toute autre cicatrice, l'amour à travers et malgré le temps qui passe, les difficultés, les renoncements. A mon âge, à l'approche de la cinquantaine, soit au moment où les corps de Benjamin et Daisy commencent à se différencier par les rides de l'une et le rajeunissement de l'autre, ce film me rappelle qu'il ne faut pas attendre pour vivre. Rien ne dure, ni la vie, ni la beauté, il faut profiter du temps qui nous est imparti.

Un grand et beau film comme on n'a pas l'habitude d'en voir, mariant avec délicatesse et retenue le fantastique de l'histoire avec la réalité universelle : le vieillissement.

Cerise sur le gâteau : Brad Pitt. Voir cet acteur rajeunir est un enchantement des yeux, il est beau, craquant, de plus en plus jeune, un très bel homme. Bravo aux maquilleurs !

A voir et à revoir, j'ai adoré, un film très marquant.

Posté par domi40 à 23:16 - Vu, lu, entendu - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

ENFIN !!!!!!!!!

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Deux semaines aprés le passage de Klaus, voilà qu'enfin le téléphone est rétabli, et du coup internet aussi.

Vous dire que ça m'a manqué serait ..... bien peu .... j'étais en manque en fait.
Heureusement Michel m'a permis de me connecter de chez lui par trois fois, j'ai pu avoir un peu de cette drogue informatique qu'est le web.
Et là, ouf !!!! J'ai l'accès total, à moi, rien qu'à moi, pour moi moi moi !!!!

Croisons les doigts pour que ça dure puisqu'on nous annonce de forts vents pour la nuit de lundi à mardi.
Rien de comparable, pas d'ouragan en vue, mais suffisamment de vent pour faire tomber les arbres qui jouent encore les filles de l'air, les branches qui se prennent pour des guirlandes et pendent accrochées ici et là, les arbres qui ont été largement secoués et qui encore une fois ont les racines dans une terre détrempée. Les réparations de fortune de l'EDF et de France Telecom ne tiendront pas longtemps face au vent.

Je crois que chacun de nous s'attend plus ou moins à revivre une petite période façon Koh-Lanta ..... espérons que ça ne sera pas le cas.
Je pense particulièrement aux habitants de la côté, ceux de Biscarosse notamment qui a été bien touché et qui sera en première ligne encore une fois sans doute.

Restons optimistes toutefois .... le vent pourrait changer d'avis et faire demi-tour .... qui sait?

Posté par domi40 à 10:36 - Journal d'une tempête - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 février 2009

Klaus -5-

Non, je ne suis toujours pas reliée au net malheureusement. Mais Michel me permet gentiment d'utiliser sa maison pour me connecter en son absence. Cela me permet de publier mes derniers blablas enregistrés dernièrement (sur word, d'où les quelques bizarreries de mise en page, désolée ...) et de mettre quelques photos dans les sujets déjà parus. L'album en lui même viendra plus tard, c'est trop long à faire dans l'immédiat.

 


 

Lundi 2 février.

 

 

 

Voilà, la vie reprend doucement, enfin presque puisque nous n’avons toujours pas de téléphone, donc toujours pas d’internet.

 

C’est pénible, mais c’est secondaire. Et je continue de me sentir isolée, coupée du monde, c’est idiot !

 

Je continue d’enregistrer sur word ce que je publierai plus tard, à la prochaine occasion de connexion.

 

 

 

Marion est retournée au collège ce matin, je suis allée en ville chercher des places de concert pour jeudi, ce soir je vais au sport, bref, tout est « normal » en sorte.

 

Alors pourquoi cette impression de temps suspendu ?

 

Il faut dire que la moindre sortie est l’occasion de réaliser que rien n’est « normal » finalement. Dehors, c’est la désolation.

 

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Partout ce ne sont qu’arbres déracinés, tôles vrillées, pas moyen d’oublier ce qui vient de se passer.

 

J’ai un peu de mal à reprendre pied dans le quotidien, comme si j’étais toujours dans la tempête, ou plutôt dans le « juste après tempête ».

 

Est-ce le décalage entre le confort retrouvé et la dévastation extérieure ?

 

Est-ce du aux véhicules de l'armée, des pompiers que l'on voit circuler et qui donnent l'impression d'être en état de siège ?

 

Je continue d’écouter France Bleue Gascogne sur la radio à piles, alors que j’ai la radio sur secteur à côté et que je n’écoutais jamais cette station auparavant. Je m’autorise depuis hier seulement à écouter de la musique. La télé ne tourne quasiment pas, elle me semble une intruse presque.

 

Je n’ai pas jeté les réserves d’eau faites. Je n’arrive pas à gâcher cette eau qui a été si rare. J’arrose les plantes, je la donne aux chiens, mais je ne peux pas la verser simplement dans l’évier.

 

J’allume beaucoup moins la lumière qu’avant.

 

Je n’ai pas passé le cap et ne suis pas encore sortie de la tempête. Et je me rends compte que, quelque part, je trouve incongru de faire les choses ordinaires alors que tant d’autres n’ont pas encore récupéré le minimum de confort.

 

Je ne suis pas allée au sport ni n’ai écouté de musique la semaine dernière à cause de ce sentiment bizarre. Pourtant, je suis parfaitement lucide et je sais pertinemment que me priver de « revivre » ne fera pas revenir l’électricité chez ceux qui l’attendent. C’est idiot. J’en ai conscience. Mais c’est comme ça !

 

 

 

C’est grave docteur ?


Mardi 03 février

 

Mes beaux-parents sont à nouveau branchés au réseau électrique depuis ce soir.
Juste après que l'EDF soit parti, nous étions à nouveau dans le noir, suite à une réparation ailleurs certainement. Je ne vous dis pas comme l'anxièté est revenue subitement. Nous savons très bien que les réparations sont provisoires. L'important est de brancher tout le monde dans l'urgence. Les vraies réparations viendront plus tard. Nous avons donc la désagréable certitude de dépendre de la sagesse du vent, des arbres qui s'évertuent à rester en suspend, luttant contre la loi de la pesanteur ... bref, tout peut casser d'un instant à l'autre et nous replonger ans le noir. Pour moins longtemps, certes, mais l'impression demeure, et ça n'a rien d'agréable.
Toujours pas de téléphone. "On" a dit à mon beau père qu'il faudrait peut être deux mois avant de retrouver la ligne. Je crois (j'espère!) qu'"on" s'est trompé, ça n'est pas possible.

 

A la prochaine !

Posté par domi40 à 11:24 - Journal d'une tempête - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 février 2009

klaus -4-

Nous pouvons maintenant faire profiter quelqu'un d'autre du groupe électrogène, car il ne faut pas oublier que bien des gens sont toujours sans rien.

 

Il n'y a plus de bougies ni de pile dans les magasins, certains n'ont aucune des améliorations dont nous bénéficions, je pense souvent à eux, ceux qui sont au milieu de la forêt, isolés de tout bien plus surement que nous ne l'étions. Je pense aux personnes seules qui n'ont pas forcément la santé, ni les possibilités de se manifester, j'espère que tout rentrera rapidement dans l'ordre pour eux aussi.

 

Hier à la radio, j'entendais un journaliste accompagner la croix rouge qui se rendait chez un homme seul de 33 ans. Il n'avait vu personne depuis 5 jours, n'avait pas eu le réflexe de partir de lui même au devant des autres, il attendait sans eau, sans radio, sans rien quoi, que quelqu'un vienne à lui. C'est avoir bien peu d'instinct de survie pour ne pas réagir à cet âge, mais cela laisse aussi deviner à quel point ce genre d'évènement peut être perturbant, au point de ne pas réagir logiquement.

 

Au cours de mes sorties, je me rends compte à quel point nous sommes nombreux à être quasiment des "miraculés". Certes, des maisons sont très abimées, des voitures écrasées. Mais finalement, je me dis qu'avec le nombre impressionnant d'arbres tombés aux abords des maisons, il y a comparativement peu d'habitations détruites. Certaines sont carrément entourées d'arbres à terre, mais seules quelques tuiles ou un peu du toit ont été touchés. Pour d'autres, un seul arbre à suffit à tout démolir. Les pertes humaines pourraient être gravissimes, et les dégâts à l'habitat encore plus considérables. Dans sa grande fureur, Klaus a peut être fait preuve d'une certaine clémence, mais pas envers tous.

 

Des renforts EDF, militaires et Télécom sont venus de partout, les choses devraient aller plus vite maintenant. Pourtant, on se demande parfois comment sont organiser les choses.

 

Hier, dans le village de Haut Mauco, 90 électriciens britanniques sont arrivés d'on ne sait où, seuls, sans interprètes, sans savoir où aller ni quoi faire. Comment se sont-ils trouvés parachutés seuls en pleine campagne ? Mystère ! Comment sont coordonnées les actions alors ? Dans le Gers, des militaires sont arrivés, oui, très bien, mais sans amener de matériel. Seront-ils très utiles ?

 

Si certaines choses sont remarquablement faites, si certaines personnes se sont révélées extrêmement surprenantes de générosité, d'inventivité, d'altruisme, il en reste qui ont été en dessous de tout, par égoïsme, par négligence ou incompétence, à tous niveaux.

 

Les travaux de construction d'autoroute ont été interrompus pas les intempéries. Les groupes électrogènes sont restés sur les chantiers. Il a fallu qu'un employé prévienne les journalistes de la radio qui en ont parlé à l'antenne pour que la société Eiffage, pour ne pas la citer, mette des groupes à la disposition. Où est la logique ? N'était-il pas du ressort des dirigeants de l'entreprise de proposer ces groupes, ou au préfet de les réquisitionner ?

 

Qu'attend-t'on lorsque une telle alerte est lancée pour mettre en branle un plan de secours et préparer le matériel à acheminer ? Les personnels EDF étaient largement prévenus visiblement puisque plusieurs centaines étaient dépêchés dans le sud-ouest dés la veille. Mais le matériel n'a pas suivi. Est-ce normal ?

 

La lourdeur administrative ne permet pas de réagir utilement dans l'urgence. Bien des choses sont faites. Mais elles pourraient être plus efficaces si ceux qui sont aux commandes étaient un tant soit peu réactifs.

 

Un ami me rappelait très justement que parmi les mesures prises, ou sensées être prises, après la tempête de 99, il était prévu d'envoyer des avertissements par sms en cas d'alerte rouge. Quid de ces belles décisions ?

 

Combien d'autres catastrophes faudra t'il avant que nos dirigeants ne prennent les bonnes dispositions pour éviter de trop graves conséquences ? Quand les lignes seront-elles souterraines ? Les millions d'euros qui vont partir dans les réparations n'auraient-ils pas pu servir à enterrer les lignes dans les zones sensibles ? Ou tout au moins à couper les arbres là où ils mettent les lignes en danger ? Je suis peut être naïve de croire qu'il vaut mieux prévenir que guérir, mais où s'arrête la naïveté et ou commence le bons sens ?

Posté par domi40 à 20:00 - Journal d'une tempête - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 février 2009

Klaus -3-

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Dimanche, Alain va aider les voisins à ébrancher le pin qui bloque la route. Pas moyen de le tronçonner sans faire plus de dégâts, un agriculteur le soulèvera un peu plus tard avec un engin. La voiture de mon beau-père est suffisamment basse pour passer sous l'arbre. Alain va affronter la foule d'une petite surface pour acheter le minimum : eau, pain, piles, bougies, essence. Certains sont totalement déraisonnables et font des provisions pour tenir un siège. Il n'y a pas de pénurie, mais les gens vont la créer par leur attitude.

 

Les vieux réflexes idiots reprennent le dessus : les gens font le plein de carburant, achètent du sucre et surtout de la farine. On se demande bien ce qu’ils feront avec tout ça d'ailleurs ? Combien savent faire le pain ? Combien ont de quoi faire cuire le pain ? Et le sucre ? Mystère pour moi ! Bref, ils vident les rayons alors que les magasins vont être livrés sous peu. Certains auront des piles pour les 10 ans à venir alors que d'autres n'en ont pas du tout. L'Homme est parfois désespérant de bêtise et d'égoïsme !

 

 

 

Dimanche après-midi, pour occuper Marion, je l'initie un peu à la cosmétique bio. Nous cherchons les propriétés de certains produits à la bougie dans mes livres et lui préparons une petite crème. Elle lit aussi sur la planche à repasser, dans la lingerie qui n'a pas de volet, la pièce la plus éclairée.

 

Alain se rend à la vielle maison où nous habitions et qui est toujours à vendre pour évaluer les dégâts. La maison est à étage, le toit n'est pas jeune, nous nous attendons au pire. Finalement rien n'a bougé ! Le couple de personnes âgées qui étaient nos voisins n'ont vus personne de la mairie s'inquiéter d'eux. Ils n'ont pas de groupe, leurs enfants sont bloqués chez eux soit par l'eau, soit par les arbres, ils sont démunis et se préparent à jeter le contenu de leur congélateur. Alain revient ici, embarque le groupe et va l'installer chez eux pour 2 heures. Des amis, parents de la copine de Marion vont le chercher plus tard pour recharger leur congélateur également, puis nous le récupérons et relançons le groupe ici.

 

Diego va bien, il a dû ressentir quelque chose car durant deux jours il est collé à moi et ne me quitte guère.

 

Lundi, nous voyons arriver Michel, un ami qui habite tout prés de la ville. Il était à Anglet pour le week end et vient de rentrer. Il a vu le vent depuis la côte lui, j'imagine qu'il a eu peur, ça devait être impressionnant au bord de l'océan.

 

 

Sa maison n'a pas souffert, il a tout retrouvé, même internet, je lui demande de faire passer des nouvelles sur le blog.

 

Le voisin vient d'avoir une combine pour envoyer l'électricité du groupe à toute la maison. Il suffit d'une rallonge à deux prises mâles et disjoncter le compteur. Ainsi nous pouvons remonter les volets roulants, faire entrer le jour dans la maison, ça fait du bien ! Nous alimentons quelques prises et arrivons à utiliser la télé de la chambre. Mine de rien, le "modernisme" se faufile à nouveau dans la maison, nous ne pouvons tout faire, mais c'est un début.

 

Mardi matin, nous avons un filet d'eau, mais il faut déchanter rapidement, ça ne dure pas. L'eau reviendra dans la soirée mais ne sera pas potable dans l'immédiat. C'est déjà un petit miracle de tirer la chasse d'eau croyez-moi ! 

 

Les routes sont dégagées ou quasiment, je sors du quartier pour la première fois et vais faire quelques courses.

 

Le spectacle est désolant, pourtant, il n'y a plus d'arbres sur les voies principales, on pourrait presque dire que les choses sont redevenues "normales". Mais la vision de tous ces troncs découpés, de ces toits bâchés, des maisons cachées derrière les branchages fait froid dans le dos. Quelques arbres penchent encore dangereusement au dessus de la route, pourvu que le nécessaire soit fait avant un accident !

 

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Ici, un abribus est broyé dans le fossé, bien loin de son lieu d'origine, là une voiture semble grimper dans un arbre, les panneaux de signalisation ne sont que des souvenirs, ils sont vrillés. Des parcelles entières d'arbres, petits et grands sont broyés sur place, taillés en pointe, ceux qui sont tombés des fossés sur la route ont emportés des quantités impressionnantes de terre avec eux, laissant des cratères remplis d'eau, soulevant le bitume, transformant les barrières de sécurité en grands-huit sordides ... Je n'ose pas imaginer le spectacle désolant qu'ont vu les premières personnes venues pour dégager les voies.

 

C'est à pleurer. D'ailleurs, ma belle-mère que je dépose chez le kiné ne fait que pleurer, la pauvre, elle ne peut pas se retenir, c'est incontrôlable.

 

Au supermarché, à la caisse, une dame jeune retraitée, bien maquillée, coiffée, à croire qu'elle sort de chez le coiffeur débite des conneries en faisant la queue. Elle m'énerve cette tordue. Mais lorsque je l'entends dire "qu'est-ce que le gouvernement attend pour réquisitionner tous ces chômeurs qui ne font rien pour déblayer les routes", sur le ton suffisant du "moi je sais tout, j'ai la solution", je ne peux pas m'empêcher de l'agresser en lui disant qu'on devrait plutôt réquisitionner les vieux connards. Il fallait que ça sorte et que je lui remette sa bêtise dans la bouche ! Croit-elle que tout un chacun est capable de manier la tronçonneuse sans se mettre en danger ?

 

Je me rends au centre ville pour voir l'état de la Midouze.Elle est largement hors de son lit, les parkings qui la bordent sont sous l'eau, certains ne reverront pas leur voiture de si tôt. Le lavoir est invisible.

 

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Le parc de Nahuques, joli petit parc animalier ombragé ne ressemble plus à rien. Heureusement, aucun animal n'est mort.

 

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A Grenade, l'Adour est en furie, les berges sont inexistantes.

 

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Je passe devant le collège de Marion pour voir ce qu'il en est, un affichage indique qu'il est ouvert mais accueillera les élèves lorsque les transports scolaires auront repris. La radio indique : pas de transports avant lundi. Donc, si je comprends bien, le collège est ouvert, mais pas ouvert.

 

Alain reprend le travail dans le collège de Saint Sever dés mardi matin pour remettre en peu d'ordre, et mercredi pour une poignée d'élèves de la ville. Eux ils sont ouverts-ouverts.

 

Certains profs maintiennent le préavis de grève pour jeudi. J'aurais honte à leur place ! Comment peut-on songer à faire grève en ce moment dans notre département ? Quelque chose me dépasse !

 

Mardi, je suis épuisée, sans doute le contrecoup, la baisse d'adrénaline qui laisse place à un peu de dépression. Je n'ai qu'une envie : dormir, pourtant je n'y arrive pas.

 

Mercredi, nous remettons la parabole en état. Alain est content de retrouver la télé pour de bon. Pour Marion et moi, c'est une petite amélioration. Ce qui nous manque vraiment, c'est internet et le téléphone ! Et ça .... je ne sais quand nous l'aurons !

 

La ligne électrique de mes beaux-parents est vraiment trop endommagée, eux ne sont toujours pas alimentés. Nous avons donc installé une rallonge partant de notre compteur et donnant sur une de leur prises; ils peuvent ainsi utiliser la lumière, faire tourner le frais en continue. Si notre compteur n'est pas fait pour alimenter deux maisons, en faisant attention à ne pas surcharger la consommation, nous arrivons à tourner à deux habitats. Mais vivement que les choses reprennent leur cours normal.

 

Et vivement que je puisse revenir sur la toile, ça me manque vraiment !!

Posté par domi40 à 20:00 - Journal d'une tempête - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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