ImAgIn'AiR

Un peu de tout ce qui fait ma vie ...

31 janvier 2009

klaus -2-

En début d'après-midi, le vent a molli, mais il souffle encore beaucoup.

 

On entend démarrer les premières tronçonneuses.

 

Nous nous sentons hébétés, groggys.

 

Lorsque le silence est suffisant, nous entendons quelques craquements sinistres des arbres qui continuent de tomber. C'est terrible ce bruit, je crois que je ne pourrai jamais l'oublier.

 

Nous parlons avec les voisins par dessus la clôture branlante. Indy s'énerve à nos pieds, elle veut creuser. En la regardant faire, je suis prise d'un doute ... aurais-je abusé de substances illicites ? Je vois la terre respirer à nos pieds, comme si une poitrine se remplissait d'air sous la surface. Passée la première incrédulité, ma seconde pensée est : nous allons avoir un tremblement de terre ! Là je prends une décharge d'adrénaline ! Troisième pensée mais cohérente celle-ci : c'est l'arbre proche qui menace de s'arracher, et nous voyons la terre se soulever avec les racines. Finalement, il tiendra bon, mais je crois que je me souviendrai longtemps de cette impression d'irréalisme, d'incompréhension totale et cette peur qu'un évènement pire n'arrive.

 

L'intérieur de la maison est partiellement dans le noir à cause des volets électriques que nous n'avons pu relever.

 

La pression d'eau baisse, j'ai le réflexe de remplir d'eau tout ce qui me tombe sous la main, et je suis bien inspirée car bientôt nous n'avons plus une goutte au robinet. Et cela va durer !

 

Il pleut sans arrêt. Alain et son père se démènent pour mettre à l'abri le foin et le bois de cheminée qui se trouvaient sous la grange écroulée.

 

Il faut faire face à l'imprévu, trouver de quoi organiser la vie, privés subitement de tout modernisme et coupés du monde.

 

Nous habitons au bout d'une impasse en pleine campagne, à quelques centaines de mètres un pin est en travers de la chaussée, sa cime sur une maison, rien de très grave heureusement. Les fils électriques traversent le jardin, la route, tout cela est très perturbant, on ne peut quitter l'impasse.

 

Heureusement, la tempête de 99 nous avait si bien pris au dépourvu que nous avions ensuite rapidement acheté un groupe électrogène qui n'a jamais servi depuis d'ailleurs. Il y a un peu d'essence, de quoi le faire tourner quelques heures, mais nous n'irons pas loin et pas moyen d'aller en acheter. Il faut économiser le carburant.

 

Nous le mettons en route, tirons des rallonges pour alimenter mes beaux-parents et mettons en sécurité les réfrigérateurs et congélateurs, on hésite à lui demander plus, c'est un petit groupe, il ne faudrait pas qu'il nous lâche.

 

Pour la lumière, nous utilisons les bougies. A part les petites bougies de déco qui restent de noël et quelques bougies chauffe-plat, impossible de trouver les chandelles que nous sommes surs d'avoir ... mais où ? A ce jour, nous ne les avons toujours pas retrouvées d'ailleurs ! Quelques piles, lampes torches, mais nous ne sommes pas très bien équipés ... évidement, quand tout va bien, on ne pense pas à s'assurer qu'on a le nécessaire pour "au cas où". La radio "winnie l'ourson" offerte à Marion en 99, juste avant la tempête et qui nous avait permis de suivre les infos à ce moment là est à piles et reprend du service.

 

Ce sera notre lien avec l'extérieur durant plusieurs jours. Nous écoutons France Bleue Gascogne, où sont diffusées non stop toutes les infos concernant la région, plus des messages personnels de gens qui tentent de faire passer des nouvelles à leurs proches. J'ai écouté cette radio quasiment sans arrêt durant quatre jours, ils ont fait un travail formidable en servant de relai. Les maires des communes venaient y déposer des informations destinées à leurs administrés, des gens signalaient les personnes isolées ou malades à voir en priorité, c'est inouï à quel point cette radio et ceux qui y travaillent ont été utiles et efficaces.

 

A la maison, tout est électrique. Tirant quelques petites leçons de 99, dés notre installation ici, j'ai acheté une petite plaque à gaz qui n'a jamais servi non plus. Nous utilisons la bouteille de gaz de la plancha, elle n'en contient pas beaucoup, mais c'est un bon début.

 

Pour l'eau de boisson, j'ai ai fait une provision suffisante avant la coupure, nous avons de quoi tenir 2 ou 3 jours. Pour le reste : vaisselle, toilette, chasse d'eau, boisson des juments, nous puisons dans la piscine où l'eau est suffisamment propre pour ces usages.

 

Bien entendu, nous n'avons plus de téléphone. La ligne est coupée, mais de toute façon, avec les téléphones actuels qui dépendent de l'électricité, nous n'aurions pu téléphoner. Il faudra se procurer un vieil appareil filaire, c'est utile. Pas d'internet cela va sans dire. Pas de ligne pour les mobiles non plus.

 

J'arrive avec bien du mal de temps en temps à envoyer un sms ou en recevoir un, échanger quelques mots avec ma belle-sœur, puis tout se brouille à nouveau, le réseau n'est pas fiable et le peu qui fonctionne est submergé. Nous sommes coupés du monde.

 

Pas de chauffage bien entendu, heureusement, nous avons fait poser une cheminée avec insert en Octobre. Elle sera notre moyen de chauffage, et puisque heureusement il ne fait pas très froid et que la maison est très bien isolée, ça sera largement suffisant pour vivre à 18°.

 

Pour se laver, nous utilisons la vielle méthode : eau chauffée sur la gazinière et toilette au gant dans la bassine. Nous arrivons à nous laver les cheveux, le tout est de s'organiser et ne pas gâcher l'eau.

 

Notre vie va ainsi tourner autour du système D et de l'organisation.

 

Tout est forcément plus long, plus difficile, moins pratique.

 

On a beau appuyer sur le bouton, tourner les robinets par pure habitude, rien ne se passe, il faut penser à tout ce que nous faisons.

 

Se laver les dents ? Penser à partir avec sa bouteille d'eau, la lampe ou la bougie selon l'heure. Se laver ? Penser à aller chercher l'eau à la piscine, pour ça, éloigner les feuilles et autres impuretés pour ne prendre que de l'eau "propre", faire chauffer l'eau, laver la bassine en ne gâchant pas, mélanger eau chaude et froide, transporter sa bassine dans la douche, en vider une partie dans une autre bassine qui servira au savonnage, conserver l'eau propre pour le rinçage ... Il faut prés de 20 minutes avant de pouvoir enfin toucher le savon.

 

Donner à boire aux juments ? Idem, corvée d'eau de piscine, faire des allers-retours avec les seaux à bout de bras. Et les garces, elles boivent à trois !

 

Bref, tout le nécessaire se fait, différemment, beaucoup plus lentement. Le cerveau est toujours en action pour trouver une solution, une astuce. Le cerveau est toujours en action pour espérer que les choses vont vite s'arranger. Le cerveau est toujours en action en pensant aux gens qui sont moins chanceux que nous, qui ont tout perdu ou qui n'ont ni groupe électrogène, ni eau, ni mobile, ni cheminée .... nous sommes des privilégiés dans cette galère, vraiment il n'y a pas de quoi se plaindre.

 

Nous faisons circuler les groupes électrogènes entre voisins pour maintenir les congélateurs en état.

 

Samedi soir, nous fêtons notre chance de ne rien avoir avec une bouteille de champagne à la chandelle. Petit moment de luxe réconfortant au milieu de la galère. Le soir, je lis à la bougie en écoutant la radio, il faut tuer le temps, vaincre l'angoisse. Le réseau mobile est parfois suffisant pour recevoir un appel. Ce soir là, je peux parler à Patte et Nicolas, le fils d'Alain. Ca fait du bien de communiquer un peu, de les rassurer.

 

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Posté par domi40 à 20:00 - Journal d'une tempête - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 janvier 2009

Klaus - 1 -

Nous sommes jeudi 29 janvier au matin, il fait un superbe soleil dehors. Nous n'avons ni téléphone ni internet, mais la télé fonctionne en sourdine prés de moi, le chauffage tourne, le pc est branché sur le secteur, tout est normal ou presque. Si je regarde par la fenêtre par contre, je vois que rien n'est plus vraiment normal. Au loin, les tronçonneuses taillent sans arrêt, gros bourdons qui se mettent en marche dés le jour et ne cessent qu'à la nuit. 

 

Je viens de mettre la dernière main à ce résumé destiné à vous faire partager ces derniers jours dans ma région dévastée. Je le mettrai en ligne en plusieurs fois pour ne pas vous souler d'un post trop long. Je ferai également un album photo pour vous montrer ce que nous voyons au quotidien désormais.

 

Je remercie tous ceux et toutes celles qui ont conservé un lien entre moi et "le monde", qui ont transmit les nouvelles, se sont manifestés d'une façon ou d'une autre pour me dire que nous n'étions pas oubliés et se sont inquiétés de nous. Je ne vous ai pas répondu directement car je souhaitais conserver mon crédit pour le nécessaire. Mon seul appel "de luxe "a été pour Patte un soir où le moral était un peu en baisse et je sais qu'elle vous a transmis mes pensées et remerciements. Etant donné l'heure tardive également, elle était la seule personne que je pouvais décemment appeler. A ce jour, je ne sais pas quand je pourrai mettre en ligne. Si jamais j'ai l'occasion de profiter d'un accès à internet chez quelqu'un, j'en profiterai pour programmer les sujets puisque tout est écrit dans mon pc à cet instant.

 

Par contre, si je dépends d'une connexion "temporaire", je n'aurai pas le temps de répondre aux mails et commentaires, ma BAL étant très certainement pleine à craquer. Ne vous en formalisez pas, il me faudra un certain temps pour reprendre une communication "normale" avec vous par le biais du net.


 

 

C'est décidé, la tempête de l'hiver 2009 s'appellera KLAUS. Pourquoi ? Je n'en sais rien, c'est le nom que les journaux lui donnent ... Mais tel est son nom ... et vu les dégâts qu'elle a fait, finalement, j'aime autant qu'elle ne s'appelle pas Domi ou du nom de quelqu'un qui m'est cher ...

 

Nous avons subi Klaus dans la nuit de vendredi 23 à samedi 24 en premier lieu. J'écris en "premier lieu", car nous subissons encore ce cher Klaus, bien qu'il soit passé et finalement déjà loin.

 

Je ne vais pas vous dire que nous n'étions pas prévenus, ça serait mentir.

 

Je reçois les alertes d'Aquitaine Météo par internet, et depuis la tempête de 1999, il est de mise de faire des alertes météo, plutôt trop que pas assez, afin que plus jamais n'arrive ce genre de catastrophe sans que la population ne soit prévenue. Ce site s'affole d'un rien, de peur de ne pas nous alerter en cas de nécessité. Résultat des comptes, vu leur alarmisme et les multiples alertes qui (heureusement) se sont avérées inutiles, je n'ai pas pris au sérieux les prévisions météo annonçant une tempête. Je savais que ça allait souffler, sérieusement même, mais je ne m'inquiétais pas outre mesure.

 

J'apprends aujourd'hui que nous sommes nombreux à ne pas avoir saisi l'importance de l'alerte.

 

Vendredi soir, nous nous couchons comme d'habitude, pas du tout inquiets, persuadés que le coup de vent sera rapide et sans grosses conséquences. Je m'attends à entendre le vent souffler plus que d'habitude mais sans plus.

 

Dans la nuit nous sommes réveillés par le vent, il est vrai que ça souffle fort, c'est bruyant mais ... puisque nous nous y attendons ... on se rendort, d'un œil seulement, dérangés par le bruit, mais toujours pas inquiets outre mesure, sauf pour les juments, j'espère qu'elles n'ont pas trop peur et qu'elles se mettent sous l'abri. Le radio réveil ne fonctionne plus, signe qu'il n'y a plus de courant. On avisera demain, là on ne peut rien faire.

 

Samedi matin, nous sommes en petite forme. Personne n'a très bien dormi.

 

Pourtant il faut se lever, ouvrir ses mirettes, se confronter à la réalité ...

 

Ma première pensée est pour les juments, je veux voir comment elles vont. J'ouvre donc la fenêtre de la salle de bain et me contorsionne pour voir le pré car les volets roulants étant électriques je ne peux rien voir sans sortir.

 

Et là, je flippe pour de bon.

 

La tempête est en fin de course, mais il souffle un vent à décorner les bœufs ! Mes doudous sont au milieu des prés, paniquées, on sent qu'elles luttent contre le vent, mais elles ne sont pas sous l'abri.

 

Leur clôture est par terre sur au moins 20 mètres, ailleurs certains piquets sont sur le point de céder, plus loin j'aperçois un pommier tombé sur la lisse mais je ne peux pas me pencher plus et voir le reste des dégâts. Une chose est sure : elles peuvent s'échapper d'un instant à l'autre, et vu leur affolement, ça pourrait bien arriver très vite !

 

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Depuis cette petite fenêtre, je vois également l'abri de jardin, les portes claquent à se décrocher, les brise-vue qui nous protègent des regards lorsque nous somme à la piscine ont fait prise au vent, ils sont arrachés, les piquets de clôture sont cassés, le grillage se ballade par terre. J'ai peur pour la toiture, j'espère que les tuiles ont tenu.

 

Le vent souffle tant qu'il n'est pas raisonnable de sortir, il faut attendre qu'il diminue.

 

Je file sous la douche pour être prête dés qu'il sera possible de mettre le nez dehors.

 

Je ne le sais pas encore, ça sera la dernière avant plusieurs jours.

 

Le vent diminue enfin un peu, nous sortons.

 

Et là ... c'est la désolation.

 

Où que nos regards se posent, quelque chose est cassé, à terre, ou sur le point de s'envoler.

 

Les juments sont toujours là. Elles galopent sans savoir où aller, puis s'arrêtent et regardent en tous sens, elles sont en panique les pauvres.

 

Les lisses électriques sont arrachées à plusieurs endroits et claquent au vent ajoutant à leur frayeur.

 

Les trois grands arbres entre le portail et la maison ont été écimés.

 

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Tout ceci est tombé un peu chez le voisin, sur la clôture, à un mètre de notre toit, à 20 centimètres de ma voiture. Nous avons eu vraiment chaud !

 

Un noyer penche mais semble vouloir tenir bon.

 

La ligne électrique est par terre traversant le jardin puis la route. Les fils sont-ils alimentés ?

 

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De notre côté, les dégâts se "limitent" à ça.

 

Je déplace les voitures derrière la maison, à l'abri des arbres, et j'ai l'impression que les portières vont s'arracher.

 

Je file voir les juments qui m'accueillent comme le messie, hélas, je ne peux rien pour elles. Dans la panique elles galopent en désordre, c'est dangereux pour moi.

 

Avec bien du mal je consolide un coin de clôture, répare tant bien que mal la lisse qui n'a plus rien d'électrique et les parque sur une portion relativement "fermée" du pré.

 

J'entends les tôles du toit de leur abri se soulever et menacer de s'envoler. C'est ce qui me fait le plus peur : voir partir une tôle ! J'ai peur pour les juments et moi, mais aussi que ça tue quelqu'un. Heureusement, le vent se calmera à temps.

 

Le paysage est chamboulé. Alentours, nous voyons les arbres complètement écimés, taillés en crayons, penchés à 45°, brisés, arrachés, c'est la désolation totale.

 

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Chez mon beau-père, trois immenses acacias sont à terre, arrachés, trois géants sont tombés d'un coup, sans se briser. Une immense pichenette les a envoyés au tapis, et quelle pichenette ! Les racines à l'air, les trous qu'ils laissent sont remplis d'eau. Heureusement, ils sont tombés d'ouest en est, si le vent les avait déviés, ils s'abattaient sur la maison.

 

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La grange qui abrite le bois et le foin s'est écroulée sur elle-même comme un château de cartes. Le poulailler est sous un quatrième acacia tombé lui de nord en sud, une farce de Klaus sans doute qui a changé d'avis et de direction. Les fruitiers ont soufferts, certains sont déracinés.

 

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Les fils électriques sont arrachés de bout en bout.

 

Il manque des tuiles aux autres dépendances, mais là aussi, miracle, la maison n'a rien !

 

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Posté par domi40 à 20:49 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 janvier 2009

Diego à la maison

Ça y est, je vais me poser le temps de vous raconter un peu comment se passe l'installation de Diego.

 

Samedi, 9h30, départ pour St Barthélémy de Bellegarde où se trouve Sylvie, l'éleveuse de Diego, chez qui nous avions pris Vidocq également, mais à cette époque elle habitait encore dans les Landes, à 60 km.
Là il nous avons dû en faire 100 de plus.

 

12h30, par les petites routes (d'ailleurs, j'ai vu de beaux coins que j'ai envie de visiter maintenant!)  nous arrivons chez elle.
Au lieu-dit, aucun panneau n'indique l'élevage , mais ça n'est pas nécessaire ... un léo sur un terrain, ça se remarque. Un paquet de léos, ça s'entend de loin en plus, et encore, tous n'étaient pas dehors !
C'est impressionnant ! Elle en a une dizaine, sans compter les bébés.
On a beau savoir qu'ils sont de braves chiens, même en les connaissant, aucun de nous ne se risque à rentrer sans la présence de Sylvie !
Nous croisons Dzeus, un des trois mâles de la portée qui part chez ses nouveaux maîtres, Sylvie et sa fille ont l'air un peu retournées, bien qu'ils soient élevés pour être vendus, elles sont déjà très attachées à ces bébés qui s'en vont.
Diego sera le dernier à partir dans l'immédiat, les femelles ne sont pas encore vendues.
Trois départs en deux jours, ça ne doit pas être facile, n'est-ce pas Sylvie?

 

Nous entrons dans le bureau, et faisons connaissance d'Antigone la maman de tout ce petit monde. Elle est bien belle, mais craintive et préfère garder ses distances. Chaman, le père est un jeune papa, très beau également, mais nous le verrons peu.

 

De l'autre côté de la vitre, dans un parc, une ribambelle de chihuahuas. Sylvie élève les maxis, mais aussi les minis, qui sont très à la mode (et franchement, je me demande bien pourquoi  .... pas terrible comme chien ... d'ailleurs, est-ce bien un chien ? ... je suis mauvaise langue!). Bref, nous n'aimons pas les chis, encore moins lorsqu'il y a de superbes léos à côté, mais tous les gouts sont dans la nature, et puis la mode, ça ne s'explique pas ! (Juste pour le fun, regardez cette photo et celle-ci).
Puis je vois une boule de poils, une grosse peluche qui sent bon-mauvais le bébé chien, un patapouf craquant, superbe, grassouillet tout plein, la gueule bien carrée, mon titi poilu.
Pas moyen de faire autrement que craquer !

 

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Tous les petits chiens sont beaux et craquants me direz-vous, oui sans doute, mais un léo, ça l'est encore plus !! Une vraie peluche, un poil épais, soyeux, chaud, les pattes ressemblent à celles d'un lionceau, c'est vraiment un animal qui sort de l'ordinaire !
Le pépère fait son poids. 13kg450 à deux mois. Nous pouvons encore le porter, il faut en profiter, bientôt, ça ne sera plus possible, il fera ses 40kg vers 5 mois.
Nous prenons l'apéritif en remplissant les papiers, mais Diego s'impatiente, il a envie de retrouver ses 7 frangines !
Vénus nous rejoint. C'est une sœur de Vidocq, et là croyez moi, j'ai eu un vrai gros pincement de cœur. Elle est grande pour une femelle, mais surtout, elle ressemble incroyablement à mon gros, la même expression, même physique. J'ai l'impression que mon Docky est de retour. Il me manque terriblement.

 

Nous voyons également Socrate, le doyen, le chef, le papa de Vidocq, il est magnifique, très foncé, j'espère que Diego sera du même genre.

 

Bref, nous déjeunons en parlant chiens ... et vers 16h, quand même, on se dit : tient, si on rentrait ? Il faudra encore une heure avant de prendre vraiment la route.

 

Diego_et_sa_nouvelle_Maman

 

Nous embarquons le petit père, en route pour les Landes. Il chouine et rouscaille 5mn, puis prend son parti de la situation et fait les 2h30 de trajet derrière, prés de Marion,  sans dormir, sans rechigner, sans vomir, sans demander de pause pipi ... Il se fait câliner de temps en temps et attend que ça passe. C'est aussi ça le léo, un chien cool ! Et ça n'a pas dû être trop facile à vivre pour un petit bout de chien.

 

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Nous arrivons à la nuit, ce qui ne m'arrange pas, j'aurais aimé que les chiens fassent connaissance de jour et en ayant tout notre temps, là il va falloir se presser un peu.

 

Par précaution, nous les faisons se rencontrer en un lieu neutre, enfin, semi-neutre, c'est le chemin qui passe le long du terrain. D'abord Indy. Nous la sortons, lui laissons sentir Diego que je porte par précaution. Elle ne dit rien, fait semblant de ne pas le voir. A croire qu'elle imagine qu'en fermant les yeux, il va disparaitre pour de bon.  Elle lui accorde à peine un coup d'œil.

 

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Puis Indy rentre, et Vito prend sa place. Il est plus curieux déjà, et regarde ce qu'est cette chose poilue qui pue le bébé. Mais tout va bien. Nous avions un peu peur de sa réaction, ne l'ayant jamais vu avec un chiot. Indy a élevé Vidocq, nous savons qu'elle n'a plus la même patience et qu'elle fera régner l'ordre par quelques coups de crocs, légers mais fermes. Elle ne nous inquiètait pas beaucoup, Vito, beaucoup plus.

 

Tout va bien, nous rentrons.

 

Diego se fait remettre en place par Indy d'un bon niak, pour qu'il apprenne à décoder les avertissements. Vito le prend sous son aile, enfin sous sa patte.

 

Tout le monde mange, Diego à part pour éviter les bagarres.

 

Aprés quelques tâtonnements et interrogations sur l'organisation de la nuit .... faut-il les faire dormir tous les 3 ? Indy va-t'elle se calmer, Diego lui ficher la paix ??? nous finissons par mettre tout le monde au cellier, bloquer les chatières pour que le petit ne s'y coince pas et en moins de 5 mn, c'est le calme plat. Diego est épuisé par le trajet et les émotions sans doute, il s'endort comme une masse et roupille contre la porte. Car c'est bien connu, le léo affectionne de stationner dans le passage !

 

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Par précaution, je m'installe dans le canapé pour dormir afin d'être tout près s'il faut intervenir.

 

Je dors d'un œil et d'une oreille jusqu'à 3h30, puis tout étant calme, je rejoins le lit, d'où je continue de surveiller malgré tout. Le lendemain, je n'étais pas très fraiche.

 

Dimanche, nous avons douché, promené, papouillé le petit père, en évitant de créer des jalousies avec les autres, et dans l'ensemble tout va bien.

 

Bien sur, il y a parfois des remises en place de la part des adultes, mais rien d'anormal, il faut lui apprendre la hiérarchie, et que tout n'est pas permis, même aux bébés. Il va vite le comprendre.

 

Nous lui avons acheté des jouets à mordiller bien sur, mais il préfère casser la figure au balai. J'aurais mieux fait de lui acheter une balayette !

 

Il n'est pas tout à fait propre évidement, mais ça n'est pas loin, je pense que nous ne décodons pas toujours à temps ses demandes pour sortir, il y a donc quelques oublis, mais dans l'ensemble, il ne faut pas se plaindre, il est facile à vivre.

 

Il nous fait quelques bêtises de chiot, détruit le journal qui est sensé "éponger" les oublis, a dévoré un carton vide, mais n'a pas attaqué les meubles, ouf !

 

Sinon, il mange dévore comme un ogre, tout est bon, et c'est un boit-sans-soif, il descend quelques litres  !!!

 

Vito en a un peu marre de faire nounou parfois, Diego ne le lâche pas d'un poil, il est un peu pot de colle avec son pote. Le rantanplan à 2 neurones, Vito le neuneu, se révèle être un bon chien, bien à la hauteur de la tâche qu'il se retrouve à prendre en charge sans avoir pu donner son avis. Il nous épate je dois dire !

 

Indy quant à elle, maligne, à fait le bon choix d'entrée : le tenir à distance. Comme ça, elle peut se fendre d'une simili-léchouille devant nous à l'occasion, et faire sa dure lorsqu'elle a décidé qu'il franchit trop le périmètre de sécurité (aléatoire et imprécis) qu'elle a mis en place !

 

Voilà, je crois que vous savez tout ou presque.

 

Désolée pour la qualité des photos, mais rien n'est plus difficile à prendre qu'un chiot, toujours en mouvement et qui se précipite vers vous dés qu'il vous voit, dur-dur de faire un cliché correct !

 

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Alors ? Vous craquez ?

Posté par domi40 à 09:17 - L'arche de Noé. - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 janvier 2009

Musique celtique

J'ai découvert par hasard cette jeune bretonne, harpiste de talent à la voix d'ange.

Ici son site, là son my space pour écouter des extraits.

Et puisque j'en suis au celtique, voici pour le plaisir un extrait du film "La guerre des invisibles - Le monde magique des leprechauns". Un joli conte merveilleux qui se passe en Irlande, riche à souhait de lutins, elfes et autres esprits de la nature. J'adore ce morceau endiablé, une danse de claquette irlandaises.


[film] Le Monde magique des Laprechauns - extrait -
envoyé par Raya_sama

Posté par domi40 à 19:21 - Vu, lu, entendu - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 janvier 2009

Merci Fab.

Hier mère noël-Fab est passée et m'a offert une superbe écharpe de cachemire (un magnifique dégradé de marron) ainsi qu'un bracelet avec .... des coquelicots ! Yes, indeed !

Je n'ai pas pensé à te demandé si c'est toi qui as fabriqué ces "perles" (je ne sais pas si c'est le terme) en fimo ? Les coquelicots sont super fins, c'est très mignon ! Et puis le turquoise va bien avec le marron, et je mets beaucoup de marron cette année.
Très bon choix miss, et grand merci.
Bisous à toi.

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Posté par domi40 à 15:55 - Trocs entre nous - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 janvier 2009

DIEGO

Je vous présente DIEGO, le bébé léonberg qui viendra combler un peu du vide que laisse la perte de Vidocq.
Nous avons deux autres chiens à la maison; Indy et Vito, adorables,  mais j'ai l'impression d'être maintenant dans une maison sans chien tant mon titi prenait de place, au propre comme au figuré.
Sans remplacer Vidocq, il nous rendra un peu de sa présence.
J'ai toujours lu et entendu dire par les propriétaires de léos qu'on ne pouvait plus se passer de cette race. Je trouvais ça un peu excessif, mais non; finalement, ça n'est que la vérité. Nous souhaitons partager notre quotidien avec un autre chien de cette race si particulière, et sans faire d'anthropomorphisme, je dirais presque "humaine", mais en mieux, car incapable de mauvaises pensées.

Voici les photos de Diego, le filleul de Patte. Il est né le 13 Novembre. Nous allons le chercher en Dordogne le 17 Janvier.

Tout petit :

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La semaine dernière :

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Reçues aujourd'hui :

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DIEGO_1912

Il pesait 5kg560 le 19. Ca fait un joli bébé !


Edit du 02 janvier

Voici les dernières photos de la vedette.

Prenons l'air sérieux pour la pose ... (ça se voit que j'ai cassé la croute ?)
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Mon plus beau profil maintenant.
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Me llamo Diego, Don Diego de la Vega, y soy el màs hermoso !!!

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N'est-il pas craquant avec sa bouille d'amour et ses grosses patasses ?

Posté par domi40 à 12:00 - L'arche de Noé. - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 janvier 2009

Bonne année

A tous ceux et toutes celles qui passent ici et sur Femme Nature, je souhaite une excellente année 2009.

Clic
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Posté par domi40 à 00:00 - Petits blablas - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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